LE NOUVEAU PARADIGME EN CANCEROLOGIE :

L’oncothérapie moderne est héritière d’une tradition guerrière. Le développement des chimiothérapies modernes constitue en partie un legs de la Seconde Guerre mondiale.

D’ailleurs, ne parle-t-on pas encore aujourd’hui d’« arsenal thérapeutique » ?

Jusqu’à l’avènement de l’immunothérapie — et en dehors de la modulation hormonale thérapeutique —, l’objectif principal consistait à éliminer les cellules cancéreuses au moyen de la chirurgie, puis de la radiothérapie, des cytotoxiques et, enfin, des thérapies ciblées.

Cependant, un cancer ne se résume pas aux seules cellules cancéreuses.

Il constitue un écosystème complexe, dont les cellules cancéreuses ne sont que la partie émergée

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Un cancer est une structure vivante, organisée et coopérative qui se développe dans un organisme doté de différents systèmes — neuroendocrinien, métabolique, enzymatique —, de multiples compartiments cellulaires, d’un microbiote, de mitochondries… etc qui travaillent de concert pour maintenir l’équilibre corporel ou homéostasie.

Il y a aussi la dimension métaphysique de l’être : ses émotions, sa psyché dont l’énergie peut être perturbée par de nombreux facteurs adverses, et dont l’action se répercute au niveau cellulaire. En effet, les cellules répondent de la même façon à un stress qu’il soit physique-matériel, ou immatériel.

C’est le déséquilibre de cet ensemble, de ce terrain qui favorise l’éclosion des pathologies. C’est ce terrain qu’il faut analyser afin de trouver les leviers d’action les plus fiables car les symptômes aussi bien physiques que psycho émotionnels sont les lettres d’un alphabet et la maladie le langage du corps. C’est cela qu’il faut décoder pour avancer vers la résolution. Ce décodage est réalisé aussi bien sur les plan clinique et paraclinique ; sur le plan biologique avec les bilans ciblés de médecine fonctionnelle par exemple, sur le plan psycho émotionnel, parfois avec l’aide d’un praticien qui vient souvent révéler ce que la personne malade pressentait déjà.

L’intérêt croissant pour la notion de terrain conduit inexorablement vers un paradigme de soin différent : une médecine plus globale et multimodale utilisant les thérapeutiques modernes conventionnelles et soutenant parallèlement la résilience corporelle. Nos cellules sont dotées d’un mental mettant en action des mécanismes cellulaires en réaction à un stimulus, d’une intelligence cellulaire qui tend naturellement à retrouver l’équilibre, ou homéostasie, après un stress, en accomplissant son cycle de guérison stéréotypé, à condition que les moyens organiques le permettent ou qu’ils soient soutenus.

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