Un enjeu de prévention du cancer de la prostate
Depuis plusieurs années, de nombreux professionnels de santé alertent sur les conséquences de la surcharge pondérale. Les données épidémiologiques de l’OMS montrent que l’excès de graisse abdominale constitue un facteur de risque pour de nombreuses maladies dégénératives, parmi lesquelles certains cancers.
Il existe en effet un continuum entre obésité, diabète et cancer, comme je l’explique dans mon livre Cancer :maladie génétique ou crise énergétique cellulaire ? Le pouvoir de l’alimentation.
L’excès de graisse n’est pas une simple zone de stockage. Il agit comme une véritable glande endocrine, capable d’envoyer des messages hormonaux. Cette graisse fonctionne également comme un système immunitaire déréglé, favorisant une inflammation chronique.
De nombreuses études montrent un lien entre surcharge pondérale, obésité, mesurée par l’index de masse corporelle (IMC) et cancer de la prostate, en particulier avec des formes plus agressives de la maladie.
Le diagnostic de l’obésité repose principalement sur l’indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids, exprimé en kilogrammes, par le carré de la taille, exprimée en mètres. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : obésité correspond à IMC > 30 kg/m²
Cette surcharge se manifeste souvent par une silhouette caractéristique : des membres maigres et un “bidon” plus ou moins gros, c’est à dire une accumulation de graisse au niveau abdominal.
Se peser est bien.

Mais il est tout aussi important de mesurer son tour de taille.
La balance peut parfois être trompeuse. En effet, les surcharges pondérales dysmétaboliques s’accompagnent souvent d’une perte de masse musculaire. Certains hommes peuvent donc encore rentrer dans leur pantalon “slim”, alors que leur tour de taille et leurs examens biologiques disent la vraie réalité :
- Ferritine , enzymes du foie ( gamma GT, transaminases) élevées,
- glycémie et hémoglobine glyquée ( HBA1C) border line ou hautes, HOMA QUICKY anormal ,
- CRP ultrasensible supérieure ou égale à 2mg/L.
- Testostérone faible , et parfois une note de dysfonction thyroïdienne.
- Pour ne citer que quelques anomalies…
La graisse viscérale, celle qui est dans votre foie et autour de vos viscères et de votre prostate, entraine un état d’inflammation locale et générale. Cette inflammation chronique est responsable d’une insulinorésistance, puis une augmentation de l’insuline et d’autres facteurs de croissance profitables aux cellules qui se multiplient.
Comment mesurer la graisse viscérale ?
- Mesurer son IMC
- Mesurer son tour de taille
On utilise le rapport tour de taille/tour de hanche ou, pour simplifier le tour de taille : sans rentrer votre ventre , mesurez votre tour de taille au-dessus de vos hanches

- Le tour de taille de vigilance est supérieur à 102cm pour les populations caucasiennes selon des études américaine et européenne :
- Pour les populations africaines ou d’origine africaine, plus affectées par le cancer de la prostate et de plus en plus par l’obésité, il faut considérer un tour de taille de vigilance autour de 97cm. Ce sont les conclusions d’une étude réalisée au Sénégal, Ghana et Afrique du Sud.
Les trois piliers pour recouvrer un bon métabolisme ?
Il s’agit de réduire la masse grasse, l insulino résistance , améliorer la santé hormonale ( testostérone) et diminuer les paramètres inflammatoires, ce qui protège également contre les maladies cardiovasculaires et dégénératives articulaires, apnée du sommeil troubles des fonctions supérieurs, syndrome d’Alzheimer…etc
Par ailleurs, chez les personnes obèses, il faut être plus vigilant à la valeur du PSA, car des études montrent que les personnes en surpoids ont un volume plasmatique plus important qui dilue le PSA fabriqué par la prostate . On appelle cela “l’effet hémodilution” qui peut masquer une véritable augmentation du PSA. Plusieurs études l’attestent en particulier, une grande étude réalisée avec un échantillon de 38,349 hommes âges 55 to 74 ans. dans ce contexte, le toucher rectal devrait être plus souvent proposé et en cas de doute une échographie prostatique.
Adoptez les trois piliers de votre santé
- Démarrerez ou maintenez votre activité physique, en plein air de préférence. L’exposition à la lumière a un impact positif sur le fonctionnement de vos mitochondries.
- Mettez en place des mesures pour améliorer le qualité du sommeil et le stress
- Et adoptez une alimentation pauvre en glucides : retrouvez notre formation qui est simple pour comprendre les dysfonctionnements qui surviennent au cours du syndrome métabolique, ses causes et comment en mettre en place de façon aisée une alimentation équilibrée pauvre en glucides et riche en micronutriments.
Surveillez votre indice de masse corporelle et mesurer votre tour de taille tous les mois jusqu’au retour dans les normes qui survient souvent en quelques mois si la modification alimentaire est bien adaptée et suivie.
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