Cancer : l’alimentation pauvre en glucides s’invite aux congrès médicaux

Depuis plusieurs années, parmi quelques professionnels, nous essayons de faire entendre la nécessité de réduire la proportion de glucides dans l’alimentation en générale et en particulier chez les personnes traitées pour maladies chroniques et cancers.

Il est notable que la proportion de glucides dits raffinés a considérablement augmenté dans nos assiettes de puis les années 60 conduisant avec d’autres facteurs, au terrain inflammatoire et oxydé dont nous observons l’épidémie actuellement et qui porte le nom de foie de stéatose, syndrome métabolique, obésité, graisse viscérale, inflammation chronique, stress oxydant….etc

La communauté oncologique était assez réfractaire à l’idée de nutrithérapie jusqu’à récemment si bien que l’on entend encore bien trop souvent « manger ce que vous voulez, faites-vous plaisir ! » comme conseil aux malades( ?!?).

Les vérités ont toujours du mal à se frayer chemin, l’histoire l’a démontré. Et en science tant qu’elles ne sont passées les sacrosaints, elles prospèrent dans quelques petits cercles auxquels on rajoute quelques fois le qualificatif “sectaires”… quand on y ajoute pas “dangereux”.

Le congrès de l’ASCO 2026, American Society of Clinical Oncology, la Mecque de l’oncologie vers laquelle se dirigent tous les ans l’essentiel de ce qui fait l’oncologie demain a honoré une étude qui va certainement changer la donne.

Il s’agit d’une étude comparative portant sur des malades atteintes de cancer du sein hormonosensibles dont certaines ont reçu une alimentation de type méditerranéen à index glycémique faible. Au terme de l’étude on observe une réduction des récidives chez les malades qui ont opté pour la réduction glucidique.

La nouvelle a été célébrée dans plusieurs revues et devrait interpeller la communauté oncologique. Wait and see.

Conclusions

Traiter le terrain, pas seulement éliminer les graines qui y poussent et qui sont souvent bien enracinées, voilà ce qui devrait nous animer et c’est ce qu’il faut comprendre. Les graines poussent dans un écosystème.

Le cancer est un écosystème qui comporte en plus des cellules proliférantes :

  • des nerfs excitateurs de la prolifération
  • des néovaisseaux qui approvisionnent les cellules proliférantes
  • des microorganismes, un microbiote qui coopèrent avec les celles proliférantes
  • des cellules de soutien, qui aident la prolifération
  • des cellules immunitaires qui entretiennent également la prolifération et facilitent les métastases.

C’est ce terrain qu’il faut modifier, pour envisager de réduire les récidives. Créer un terrain qui ne soit plus propice à l’affolement cellulaire et à la prolifération. Un terrain où le stress des cellules est diminué où la paix est retrouvée.

Au-delà d’enlever les graines, cela passe par un aménagement de son hygiène de vie, par une construction d’un Art de vie qui ramène une harmonie physique et psychique.

  • Une activité physique qui dynamise
  • Une prise en charge du stress qui calme le système nerveux et notamment celui que l’on appelle le système nerveux autonome. Il ne dépend pas de notre cerveau raisonneur et n’a que faire de nos bavardages. C’est ce système nerveux qui fait des réponses instinctives et stéréotypées. C’est la première ligne de réponse au stress. Il est habitué à répondre aux dangers, ceux que notre odyssée humaine millénaire nous a fait traverser : par habitude, il se crispe facilement et déclenche la cascade du stress qui aboutit à de l’inflammation au niveau des tissus. C’est lui qu’il faut calmer afin de laisser plus de place à l’action apaisante du nerf vague et aux hormones du bien-être.
  • La nutrithérapie est celle qui harmonise, donne de l’énergie, un bon sommeil et un tube digestif tranquille. Elle améliore la qualité de vie et tolérance des traitements. La nutrithérapie est nécessairement personnalisée et ne peut être l’application d’une recette sauf à considérer que tous les humains sont fabriqués à l’identique ( ?!?). On n’y est pas encore !

Cette nutrithérapie comporte un choix de macronutriments : la réduction des glucides apporte généralement une amélioration des paramètres métaboliques. Et En fonction du type de cancer, en fonction du terrain il faut définir le niveau de cette réduction de glucides et vérifier si l’on atteint les objectifs.

Dans certaines circonstances, il peut être utile de réduire l’apport en glucides de façon à obtenir l’apparition de cétose ( régime cétogène). Mais il faut bien noter qu’il n’y actuellement aucune étude publiée qui valide un taux sanguin de corps cétoniques ( le principal étant le beta hydroxybutyrate) à atteindre contrairement à ce qu’affirment les promoteurs de gadgets de monitoring. Il n’ a pas d’étude qui démontre la validité d’augmenter ses corps cétoniques au delà de certains seuils .

Et au cours de la nutrithérapie, ce qui est également très important, c’est d’associer entres autres, la force douce des micronutriments pour soutenir l’intelligence cellulaire millénaire, car au final c’est elle qui sait le chemin pour rétablir l’équilibre

Pour compléter,

Nutrition et équiibre cellulaire avec NutriGnosis Formations

Bibliographie

Congrès Américain en Oncologie Clinique ( ASCO ) 2026 : 62 ème édition – Abstract #: 511

Szołtysek J, Szymańska B, Piwowar A. The Ketogenic Diet as Adjunctive Strategy in Cancer Treatment-Therapeutic Benefits and Metabolic Risk Using Breast Cancer as an Example. Nutrients. 2026 Sep 6;18(17):2917.

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